L'exploitation industrielle des galeries du Fond-de-Gras a débuté en 1874 et les dernières ont été fermées dans les années 50. Différentes sociétés minières exploitaient les gisements du Fond - de - Gras, notamment les sociétés belges Couillet et Providence, qui y transformaient également le minerai dans leurs propres usines sidérurgiques.
À partir de 1874, elles eurent la possibilité d'acquérir des concessions minières auprès de la compagnie de chemin de fer du Prince Henri, qui exploitait la ligne reliant les centres industriels locaux. Afin de soutenir financièrement cette ligne de chemin de fer, l'État avait cédé à la compagnie de chemin de fer des concessions minières qu'elle pouvait donner en gérance à des fins lucratives. Contrairement à d'autres concessions minières, qui exigeaient que le minerai de fer soit transformé au Luxembourg, celles de la compagnie de chemin de fer autorisaient l'exportation de minerai.
Sur le dédale de voies de chemin de fer à voie étroite qui sillonnaient le Fond - de - Gras, seules quelques-unes ont été conservées. Pour prévenir les vols de motrices et autre matériel roulant, les sociétés minières utilisaient des écartements différents. Leurs voies privées conduisaient des galeries aux rampes de chargement de la gare, où le minerai de fer extrait était transbordé dans les wagons de la ligne à vole normale. On transportait le minerai avec des wagonnets à benne basculant sur le côté, essentiellement du modèle luxembourgeois dit « Buggi », conçu par l'ingénieur luxembourgeois Albert Hames. Les buggis furent d'abord tractés par des chevaux, puis par de petites locomotives à vapeur, diesel ou électriques.
Le « Minièresbunn », l'un des chemins de fer à voie étroite (écartement 700 mm), a été mise en service en 1990 par l'association Minièresbunn. Elle conduit les visiteurs du Fond-de-Gras à la mine, emprunte ensuite une galerie souterraine de 1,4 km jusqu'au village de mineurs de La sauvage et continue jusqu'à Saulnes, en Lorraine.
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