Le Fort de Vaise domine le quartier de Gorge de Loup, dans le 9e arrondissement de Lyon. Depuis ses hauteurs, face à Fourvière, il devait surveiller les invasions venues du nord, celles des Autrichiens en particulier.
Il est construit au lendemain de la révolution de 1830, sous la direction du maréchal de camp Hubert Rohault de Fleury, commandant supérieur des travaux de défense de Lyon. Bâti entre 1834 et 1848, il appartient à la première ceinture de forts de la ville : il prolonge le fort Saint-Jean et appuie le fort de Loyasse, avec lequel il communiquait par des souterrains.
Le fort n’a jamais servi, en dehors des entraînements. L’artillerie a progressé plus vite que le chantier, et à son achèvement l’armement prévu était déjà dépassé.
Les postes de tir
Le panorama montre trois renfoncements murés : d’anciens postes de tir d’artillerie, autrefois semi-enterrés. De l’autre côté de la salle, un escalier mène au niveau supérieur, dans une salle identique dotée d’autres postes de tir. Plusieurs meurtrières flanquent l’escalier qui descend aux souterrains.
Comme la plupart des forts lyonnais, il est bâti pour l’essentiel en pierre de Couzon, de Villebois ou de Saint-Cyr.
La galerie de fusillade
Une galerie de fusillade, percée d’une quinzaine de meurtrières, formait un piège pour d’éventuels assaillants. Au XXe siècle, des travaux d’urbanisme ont conduit à remblayer le fossé qui entourait le fort. Les meurtrières qui donnaient sur l’extérieur ont été condamnées, et la galerie, autrefois semi-enterrée, est devenue un souterrain à part entière.
Racheté par la ville en 1927 puis abandonné en 1965, le fort est sauvé de justesse en 1970 par les frères Renaud ; il abrite depuis 1994 le siège de la Fondation Renaud. Ses souterrains ont été dégagés en 2006 par l’association OCRA-Lyon, Organisation pour la connaissance et la restauration d’au-dessous-terre, qui a permis cette visite.
Les souterrains du Fort de Vaise en images
Sources : OCRA-Lyon ; Fondation Renaud
Cette visite fait partie du catalogue des visites virtuelles du patrimoine souterrain.